Sinopsis
En exhumant en 1993 cet archétype de l'opéra vénitien, René Jacobs et Herbert Wernicke n'imaginaient sans doute pas que cette "re-création" ferait rapidement le tour du monde. Il faut dire que La Calisto (1651) sait parler au public d'aujourd'hui : d'abord parce que les dieux y sont devenus faillibles, et même lubriques , ensuite parce qu'elle est servie par un véritable bijou de mise en scène et par une réalisation musicale inventive et rigoureuse à la fois. Mêlant sans cesse le noble et le trivial, le comique et le tragique, cette Calisto juxtapose à merveille la déclamation montéverdienne et l'aria nouvelle, mais aussi le divin et le terrestre...